L’île de Pâques ou Rapa Nui

L’Île de Pâques traduite « Isla de Pascua » en espagnol & « Easter Island » en anglais, est également appelée « Rapa Nui » ou « Te Pito o te Henua » (le nombril du monde), ou encore  « Mata ki te Rangi » (les yeux qui regardent le ciel), en langage Rapu Nui.

C’est le dimanche 5 avril 1722, jour de Pâques que fut découvert l’île par l’amiral hollandais Jacob Rogeveen parti à la recherche des « terra australis », d’où son nom.

Aucune autre terre n’a autant enflammé l’imagination des Hommes. En effet, les monolithes (appelés Moai) de Rapa Nui ont suscité plus d’interrogations qu’aucune création humaine.

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Rapa Nui est un petit triangle de lave basaltique de 166 km² (24 km X 18 km X 16 km) perdue à des milliers de kilomètres de l’Amérique du Sud et des îles composant la Polynésie Française. Il s’agit du point le plus isolé du globe !

Sur l’île on a souvent pu voir des panneaux indiquant les km nous séparant des grandes villes, telles que San Francisco, Vladivostok, Shanghai, Honolulu ou Sydney. Cela pour montrer qu’aucun point du globe n’est plus isolé que l’île de Pâques. On dit que même aux pôles, on est plus près d’une grande ville moderne que sur ce bout de lave posé en plein Pacifique Sud.

La nature géologique de cette terre est volcanique. Rapa Nui aurait commencé à naître du fond des océans il y a environ 3 millions d’années. Une rencontre entre l’eau de la mer et le feu de la terre …!!!

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Dès notre arrivée, nous avons été très gentiment accueillis avec un collier de fleurs, une tradition polynésienne. En effet, bien qu’appartenant au Chili, les Pascuans sont attachés à leur histoire et à leur culture polynésienne.

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Notre camping, le « Tipanie Moana » géré par Benjamin, un Pascuan parlant un peu français, nous a énormément plu. En effet la propreté des lieux ainsi que le confort des espaces communs (cuisine, douche, etc…) étaient vraiment appréciables.

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Nous avions choisi l’option dortoir, le partageant avec une américaine et un sud-coréen.

Très agréablement surpris par les douces températures, nous avons décidé de nous balader en bord de mer afin d’y déguster notre premier Pisco Sour Pascuan…

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Après avoir vu quelques tortues de mer se dépatouiller dans les rochers, nous avons rapidement découvert notre premier Moai suivi d’un magnifique coucher de soleil ! Puis petite balade dans la rue principale de Honga Roa, la seule ville de l’île.

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Nos premières heures sur l’île commençaient plus que bien !!

Qu’est-ce qu’un Moai ?

Les Moai sont des sculptures massives de personnages représentant « probablement » les ancêtres du clan. Ils ont un visage impassible et sont dressés dos à l’océan Pacifique.

Le Ahu est la plateforme de pierre sur laquelle reposent les Moai. Ces Ahu sont des sépultures et centres cérémonials. Chaque famille, tribu ou clan se devait donc d’avoir le plus bel Ahu et Moai, reflet de sa puissance.

Des conflits sur l’appropriation des terres et des ressources éclatèrent en guerre tribales à la fin du 17ème  siècle, juste avant l’arrivée des européens. Un grand nombre de Moai ont ainsi été renversés de leur Ahu. Tous les Moai aujourd’hui debout ont été restaurés au 20ème siècle.

Une fois de retour au camping, nous avons croisé un autre couple de français Delmine & Geoffrey,  partis pour 11 mois en tour du monde…Ils arrivaient tout droit de la Polynésie Française et nous ont bien fait rêver avec leur récit ! www.ferki.wpweb.fr

Le feeling est immédiatement passé et au fil de nos discussions de plusieurs heures, nous avons pu constater des points communs entre Nath & Delmine et les 2 Geo ! Deux belles soirées à partager nos aventures respectives ! (PS : on ne vous l’a pas dit, mais on vous a entendu ronfler depuis notre dortoir la dernière nuit J… pas d’excuse, votre voisine n’était plus là…)

Nous avons commencé notre séjour par la visite du Musée de l’île de Rapa Nui – le Museo Antropologico Sebastien Englert  – afin de nous imprégner de son histoire, de sa culture et de ses traditions. C’est en voiture que nous nous y sommes rendus, Kim le sud-coreéen nous l’ayant gentiment proposé.

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A proximité du Musée, nous sommes ensuite allés voir, tous les trois, les sites d’« Ahu Tahai » et « Ahu Akapu ».

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C’est encore en 4X4 que nous sommes allés à quelques km de là rejoindre le lac volcanique de Rano Kau, perché à 400 m d’altitude.

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C’est ensuite dans le village cérémoniel d’Orongo, que nous avons tout d’abord aperçu en contre bas des petits « motu » (=îlots), puis des pétroglyphes représentant l’homme-oiseau, ainsi que des maisons construites en pierre empilée horizontalement. Orongo était le centre d’un culte aviaire, lié au Dieu Make-Make.

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Make-Make est un dieu qui ressemble à un homme, avec une tête de sterne noir (oiseau mythique) de l’île de Pâques nommé Manutara ou Mahoké.

Une cérémonie annuelle avait lieu dans le sanctuaire d’Orongo. Les représentants des clans devaient sauter d’une falaise d’une dizaine de mètres et nager sur une planche composée de roseaux  jusqu’à un des îlots.  Là, ils attendaient la ponte du premier œuf de Mahoké, symbole de la création du genre humain. Celui qui le trouvait et le rapportait intact à Orongo intronisait pour l’année le Tangata manu, « l’homme-oiseau » qui arbitrait la répartition des ressources entre les clans. Ce n’était pas une compétition mais un rituel religieux.

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Nous avons ensuite emprunté un petit sentier de 4 km, la Ruta Matrimonial, tous les deux  afin de regagner la ville d‘Honga Roa.

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Le lendemain, nous avons marché une quinzaine de kilomètres le long de la côte ouest en nous arrêtant régulièrement pour contempler l’océan. Pendant toute la balade nous avons été escortés par de joyeux compagnons.

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Nous avons enchainé différents sites : l’  « Ana Kakenga » comprenant deux  grottes ouvrant sur l’océan…

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… l’ « Ana Te Pahu », ancienne habitation troglodyte entourée d’un jardin sauvage…

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…l’ « Ahu Akivi » avec ses 7 Moai restaurés et tournés vers la mer (site unique  car ils sont généralement tous tournés vers le centre de l’île).

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Malheureusement, la pluie ne nous a pas fait de cadeau et c’est trempés que nous avons entamé notre chemin retour. Par chance, une famille de Pascuans nous a proposé de nous déposer jusqu’à Hanga Roa.

Pour notre 3ème jour, nous avons décidé d’explorer le Nord de l’île en Quad.

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Etrangement, au Chili, Geoffrey avait besoin du permis moto pour conduire un scooter allant de 50 à 100 cm², c’est donc l’option du Quad que nous avons retenue afin de circuler à travers les sentiers cahoteux de l’île….

Direction ANAKENA, sa plage de cocotiers, ses 7 Moai dont certains sont coiffés d’un Pukao (= chapeau/coiffe) ainsi que son Moai unique isolé des autres.

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Nous avons rapidement fait une escale sur le site de « Ahu Tongariki » sans nous y attarder car nous avions prévu d’y retourner le lendemain matin pour voir le soleil se lever derrière la rangée de Moai.

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Sur le chemin du retour, nous avons découvert de fantastiques paysages, différents à chaque virage. Nous avons croisé également beaucoup de vaches et de chevaux  en liberté !

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Enfin cette magnifique journée s’est clôturée sur un coucher de soleil derrière l’  « Ahu Tahai » située à l’Ouest de l’île.

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Nous avons a finalement gardé le quad une journée de plus afin de continuer à visiter cette île si mystérieuse.

C’est à l’aube que nous nous sommes réveillés direction « Ahu Tongariki ». On a longé la côte, à peine éclairée par les phares du quad…

Un joli lever du soleil derrière les statues !

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…ainsi que sur le volcan de « Rano Raraku » que nous avons rejoint par la suite.

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C’est sur les flancs et dans le cratère du volcan Rano Raraku (appelé également « la nurserie ») que les statues étaient travaillées dans une carrière de tuf (= roche volcanique). Nous avons pu y voir un très grand nombre de Moaï…

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Certains terminés et dressés au pied de la pente…

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… d’autres inachevés ou à divers stades entre l’ébauche et la finition.

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Le plus grand qui ait été érigé mesure 10 m de haut et pèse 75 t. L’un des inachevés fait 21 m de hauteur pour une masse estimée à 270 t. Environ 400 statues ont été dressées sur l’île et un nombre équivalent est resté inachevé dans la carrière principale.

Concernant leur déplacement, plusieurs hypothèses ont été élaborées. Ce dont on est sûr, c’est qu’elles étaient taillées en position horizontale dans la roche volcanique jusqu’à leur destination finale, mais transportées soit par un mouvement de balancier régulé par des tireurs de cordes, soit couchées et roulées sur des rondins de bois…

En regagnant notre bolide, nous avons eu une mauvaise surprise… Il ne démarrait plus ! La batterie s’était vidée car le bouton des phares était enclenché depuis notre stop. Nous avons été gentiment dépannés par le gérant du magasin de souvenirs.

Enfin, notre après-midi s’est achevée par la visite d’une autre carrière de roche volcanique « Puna Pau » utilisée pour la fabrication des « Pukao ». Ces coiffes cylindriques rouges sont placées sur la tête de nombreux Moaï.

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Le soir, Benjamin le gérant du camping a gracieusement invité tous les occupants à déguster du poisson grillé au barbecue, fraîchement pêchés par lui-même.

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Enfin pour notre dernière journée, nous avons fait une marche de 6h pour aller explorer la côte sauvage du Nord ! Toujours et encore accompagnés par les affectueux chiens de l’île !

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En route et ayant un petit creux, Nathalie s’est jetée sur le premier cheval venu…

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La soirée s’est clôturée chez Benjamin et son épouse Jenny, qui nous ont aimablement invité juste tous les deux à savourer un délicieux Ceviche au thon rouge… encore et toujours pêché par notre hôte !

Notre départ a été très difficile, tant nous avons aimé cette île et ses habitants !

Après nous avoir déposés à l’aéroport, Benjamin nous a offert à chacun, une petite statuette de Moai !!! Nous sommes repartis heureux – « E » – « R » – « E » !!!

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Une réflexion au sujet de « L’île de Pâques ou Rapa Nui »

  1. Superbes photos ! Vous en avez bien profité en tous cas. Nous n’avons pas eu droit aux Bbq… Ça devait être sympa ! Et je proteste fermement contre les accusations de ronflements ! 😉 continuez bien ! Bises

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